Image 8/10|Son 8/10
IMAGE : 8/10
Issue du négatif original, la restauration 4K de l’UCLA Film & Television Archive restitue un rendu d’une belle finesse malgré des fondus adoucis. Grain argentique pleinement retrouvé, rares rayures et instabilités jamais perturbantes, piqué rehaussé, échelle de gris plus cohérente, contrastes mieux ajustés (noirs plus soutenus, blancs plus nuancés) : ce transfert UHD DV, dans son ratio 1.85 d’origine*, est d’une beauté singulière. Compression (un peu) fragilisée par une surcharge de bonus.
* Entre 1.66 (le format retenu sur disque jusqu’alors) et 1.85, La Nuit du chasseur s’inscrit au cœur d’une transition historique : produite sur négatif 1.37 par Stanley Cortez, l'œuvre fut pensée pour une exploitation en écrans élargis. À l’époque, les salles oscillaient entre les deux ratios, mais c’est finalement le 1.85 qui s’imposa ici, comme l’atteste le Box Office Weekly de juillet 1955.
SON : 8/10
L’anglais 2.0 (dual mono) reste la valeur sûre : voix limpides, ambiances d’une grande pureté, partition de Walter Schumann dynamique. Le remix 5.1 de 2023 tente d’élargir la scène mais reste centré, n’apportant qu’un léger effet surround sur la musique. La VF monophonique conserve le charme vintage du doublage (la voix de Roger Trévill pour Robert Mitchum), sauf que son mixage manque d’homogénéité. Quelle que soit la version, l’écoute est exempte de défauts parasites.
À titre indicatif, 🐺 le loup celeste a donné une note artistique de 10/10 à ce titre.
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