Image 9,5/10|Son 9,5/10
IMAGE : 9,5/10
Ce solide transfert UHD Dolby Vision (un bitrate moyen de 69 Mb/s), issu d’une captation numérique 4.5K finalisée en 4K, restitue avec encore plus de finesse, de précision et de relief que son homologue 1080p le Panem (très sombre) d’après-guerre où la grisaille, dévorant les murs décrépits de bâtiments évoquant l’ère mussolinienne, domine la verdoyance d’une nature désertée.
La définition est au rendez-vous, le piqué affiche une précision encore plus redoutable (les maquillages, les coiffures, les costumes, les décors naturels et/ou numériques) et les couleurs, sépia dans le District 12 et bleues à tendance froide au Capitole, bénéficient de primaires plus audacieuses (les vestes rouges, la verdure des prés), de nuances nouvelles (les teintes brunes et turquoises) et d’une carnation un peu plus chaleureuse.
La plage de contrastes se libère avec des noirs magnifiquement débouchés (pour des ombres toujours détaillées) et des blancs divinement naturels (les chemises) là où les sources lumineuses, élégantes et subtiles (toute proportion gardée, il y a parfois du Terrence Malick dans la lumière du jour), gagnent en authenticité sans que les nits ne ressentent le besoin de beaucoup s’envoler.
SON : 9,5/10
Entre emphase et discrétion, cette bande-son Dolby Atmos (aucune différence entre la VO et la VF) délivre un mixage notablement enveloppant où l’ampleur de la dynamique (cf. la séquence d’attentat) côtoie la finesse de la répartition multicanale.
Les ambiances environnementales (la foule, les écrans de la salle de contrôle, la faune et la flore) comme les effets pyrotechniques (les coups de feu, la grosse explosion) usent de tous les canaux avec une précision avérée, le score de James Newton Howard ainsi que les chansons de Lucy Gray Baird bénéficient d’un traitement de faveur, les dialogues restent parfaitement limpides sur les deux pistes proposées (le doublage de la VF est bien intégré) et le canal LFE ponctue l’action de basses percutantes.
Quant à la verticalité acoustique, déjà bien sollicitée par la pluie, les drones, le bruissement des feuilles et les oiseaux, elle se veut mémorable lorsqu’elle accueille les participants qui entrent dans l’arène et voit l’arrivée de la citerne remplie de serpents.
À titre indicatif, 🐺 le loup celeste a donné une note artistique de 8/10 à ce titre.
Lire le test complet sur MaG →